Quand la guerre froide vire à l’absurde. Dans les années 1960, la CIA a mis au point un projet insolite pour espionner l’Union soviétique : transformer un chat errant en agent secret. Son nom de code : « Acoustic Kitty ».
Pendant plusieurs mois, chirurgiens et ingénieurs américains ont travaillé à implanter un micro miniature dans le conduit auditif du félin, un émetteur radio sous sa peau ainsi qu’une antenne dissimulée le long de sa queue. Ce dispositif d’écoute ambulant, particulièrement sophistiqué pour l’époque, aurait coûté près de vingt millions de dollars aux contribuables américains.
L’objectif était simple : envoyer l’animal à proximité de diplomates soviétiques afin d’intercepter discrètement leurs conversations.
Mais les concepteurs du projet auraient sous-estimé un élément essentiel : l’indépendance naturelle des chats. Lors du premier test grandeur nature dans un parc de Washington, l’animal, censé s’approcher de deux hommes assis sur un banc, aurait ignoré sa mission avant de se précipiter sur la route, où il aurait été percuté par un taxi.
Ce fiasco aurait conduit la CIA à abandonner définitivement le projet, reconnaissant les limites d’un programme aussi ambitieux qu’improbable.