Aller au contenu principal
Accueil
Keshinee: Le 16/06/2026 à 13:29 | MAJ à 16/06/2026 à 13:31
Main picture
MER
Publié : Le 16/06/2026 à 13:29 | MAJ à 16/06/2026 à 13:31
Par : Dooshina Appigadu

Un projet de protection côtière entrepris par un hôtel de l’Est suscite la colère de pêcheurs de la région. Au cœur de la controverse : une licence EIA accordée pour la construction d’un nouveau revêtement rocheux de 120 mètres, alors que le rapport EIA révèle aussi l’existence d’un autre revêtement de 180 mètres déjà construit sans licence EIA ni clearance préalable.

Pour Me Chetan Baboolall, avocat et député de la circonscription, cette situation soulève de sérieuses questions. Contacté par des pêcheurs inquiets, il estime que le dossier donne l’impression qu’un ouvrage réalisé sans autorisation environnementale est aujourd’hui validé à travers une nouvelle demande. Selon le légiste, l’hôtel a demandé l’autorisation pour 120 mètres, mais l’EIA semble en même temps accepter le maintien des 180 mètres existants.

L’avocat Chetan Baboolall critique aussi l’approche adoptée face à l’érosion côtière. Il compare les travaux à un « elastoplast » posé sur un problème plus profond, sans véritable solution durable à long terme. Les pêcheurs craignent notamment que les rochers empiètent sur la plage et réduisent l’accès au littoral, surtout à marée haute.

Cette inquiétude rejoint certaines observations relevées dans le dossier. La National Coast Guard (NCG) aurait constaté que l’accès public était déjà restreint devant le revêtement existant et a recommandé qu’un passage permanent soit prévu sur l’ensemble des 300 mètres concernés.

De son côté, le ministère de l’Environnement se veut rassurant. Après une visite de suivi effectuée le dimanche 14 juin 2026 à 17h15, ses officiers ont indiqué qu’aucun travail n’était en cours. Ils affirment n’avoir observé aucune dalle de béton ni trace de béton le long de la ligne de haute mer. Trois passages ouverts auraient aussi été constatés sur une portion d’environ 100 mètres afin de permettre l’accès du public en période de marée haute.

Le ministère ajoute que le public avait libre accès au site lors de la visite, que la marée était basse, que l’eau de mer était claire et que les géotextiles étaient en place.

Malgré ces assurances, plusieurs questions demeurent, notamment sur le statut du revêtement de 180 mètres construit sans autorisation et sur l’accès réel du public au littoral.