Au cœur d’une polémique autour de son complexe immobilier à Bain-Bœuf, Kensons Hotel Ltd passe à la contre-offensive. Dans un communiqué publié ce mardi 25 août, la société rejette les allégations circulant dans la presse et sur les réseaux sociaux, défend la légalité de ses transactions et annonce avoir saisi la Cybercrime Unit du CCID.
L’un des principaux points soulevés concerne la vente d’un appartement à Shakeel Mohamed. Kensons Hotel Ltd affirme que cette transaction avait été négociée dès 2024, avant que celui-ci n’occupe ses fonctions ministérielles actuelles. Le promoteur soutient que la vente s’est déroulée dans le respect des procédures et qu’elle a été dûment enregistrée auprès du Registrar-General.
La compagnie assure également que ses titres de propriété et permis de développement liés au projet de Bain-Bœuf ont été obtenus conformément aux dispositions légales.
Kensons Hotel Ltd répond par ailleurs aux rapprochements effectués avec d’anciens dossiers. Elle nie tout lien avec l’affaire « Jardin du Cap », évoquée lors d’une PNQ au Parlement en 2012. Selon la société, les enquêtes menées à l’époque par la MRA, l’ICAC et le CCID avaient été classées sans suite en 2015.
Elle rejette également toute implication de son actionnaire dans le dossier « Centrepoint ».
Estimant enfin que certaines publications sont « de mauvaise foi » et portent atteinte à sa réputation, Kensons Hotel Ltd indique avoir déposé une plainte auprès de la Cybercrime Unit du CCID. La compagnie se réserve également le droit d’engager d’autres procédures judiciaires.