Interpellé au Parlement hier, le Premier ministre, le Dr Navin Ramgoolam, a apporté des précisions sur les activités de la Brigade pour la Protection de la Famille dans la division Nord. Les chiffres révèlent une réalité préoccupante, marquée par une forte prévalence des cas de violences domestiques et d’abus sur mineurs.
Depuis le 1er janvier au 17 avril 2026, pas moins de 198 cas ont été traités par cette unité spécialisée. La majorité concerne des violences domestiques (132 cas), dominées par des abus physiques (50 cas) et verbaux (48 cas), suivis de menaces, d’abus psychologiques et de contraintes financières.
Les abus envers les enfants représentent, quant à eux, 49 cas, dont une large proportion liée à des infractions sexuelles (40 cas). À cela s’ajoutent 17 cas d’abus envers des personnes âgées, principalement d’ordre psychologique.
Sur l’ensemble des dossiers, 27 ont déjà abouti à des condamnations, tandis que 12 ont été résolus grâce à un accompagnement et des séances de médiation. Toutefois, la grande majorité des enquêtes, soit 150 cas, est toujours en cours et devrait être finalisée dans un délai de quatre à cinq mois avant transmission au Directeur des poursuites publiques. Quatre affaires sont actuellement devant les tribunaux.
Les forces de l’ordre interviennent en moyenne dans un délai de 15 minutes après le signalement d’un incident.
La Brigade pour la Protection de la Famille du Nord compte actuellement 14 policiers, dont un inspecteur, un sergent, trois femmes sergentes et sept femmes constables. Depuis 2023, 13 officiers ont été mutés et remplacés par 12 autres. Ces mouvements, jugés « courants » au sein de la police, visent à répondre aux besoins administratifs et à renforcer les compétences des agents.
Basée au quartier général divisionnaire de Piton, avec une antenne à Triolet, la brigade couvre une vaste zone comprenant 14 postes de police, de Tombeau Bay à Grand-Baie et de Rivière-du-Rempart à Pamplemousses. Elle travaille également en collaboration avec les services de soutien familial du ministère de l’Égalité des genres.
Toutes les affaires traitées dans cette région sont ensuite référées aux tribunaux de district de Pamplemousses ou de Rivière-du-Rempart.