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Keshinee: Le 06/04/2026 à 08:33 | MAJ à 06/04/2026 à 08:36
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NHRS
Publié : Le 06/04/2026 à 08:33 | MAJ à 06/04/2026 à 08:36
Par : Manisha Jooty

Le rapport annuel 2025 de la National Human Rights Commission (NHRC), déposé à l’Assemblée nationale mardi dernier, dresse le bilan d’une année placée sous le signe du renouveau, de la consolidation et d’actions ciblées. L’objectif affiché est clair : transformer les droits humains, souvent théoriques, en réalités concrètes pour les citoyens.

Dans cette optique, la NHRC a concentré ses efforts sur des axes prioritaires à fort impact, notamment la détention, l’inclusion des personnes handicapées, la violence fondée sur le genre, les droits linguistiques, la réinsertion des détenus et les droits humains environnementaux.

Les inspections menées dans les prisons, cellules policières et centres pour mineurs révèlent une situation préoccupante. La surpopulation carcérale, la dégradation des infrastructures et le manque de personnel compromettent la sécurité et la santé des détenus. À cela s’ajoutent des lacunes en matière de santé mentale, d’accès à l’aide juridique et de respect du droit à un procès équitable dans des délais raisonnables.

Face à ces constats, la Commission recommande des mesures urgentes : réduction de la surpopulation via des alternatives à la détention, accélération du traitement des dossiers judiciaires et renforcement de l’aide légale. Elle appelle également à des investissements dans les infrastructures, l’hygiène et les services de santé, ainsi qu’à une meilleure formation du personnel.

Malgré les engagements juridiques du pays, les personnes en situation de handicap continuent de faire face à des obstacles importants. L’accessibilité des bâtiments publics, des transports et des établissements scolaires reste inégale. L’éducation inclusive souffre d’un manque de formation des enseignants, tandis que l’accès à l’emploi demeure limité.

La Commission insiste sur la nécessité de renforcer les dispositifs de réinsertion pour les anciens détenus. La stigmatisation, le manque de formation professionnelle, l’insuffisance de solutions de logement et l’accès limité aux soins psychologiques constituent des obstacles majeurs à leur réintégration.