Un rapport qui fait l’effet d’un électrochoc. Déposé hier à l’Assemblée nationale par le Public Accounts Committee (PAC), présidé par Adrien Duval, ce document dresse un constat particulièrement alarmant de la gestion des médicaments dans le secteur public.
Les chiffres donnent la mesure de l’ampleur du problème : près de Rs 1,8 milliard de stocks, Rs 1,4 milliard de dépenses annuelles et, surtout, Rs 213 millions de médicaments arrivés à expiration. Au-delà des pertes financières considérables, le rapport met en lumière des défaillances structurelles majeures, notamment des entrepôts délabrés et même une infestation de rongeurs.
Cette situation soulève de sérieuses interrogations quant à la gestion des ressources publiques et à la qualité du service offert à la population. Invité hier dans l’émission Parlman Lepep, diffusée sur les ondes de Top FM, Dan Maraye, ancien gouverneur de la Banque de Maurice, ex-Chief Executive Officer d’Airports of Mauritius Limited et ancien Ombudsperson for Financial Services, a livré son analyse sur ce dossier au micro de Rudy Veeramundar.
Dan Maraye a salué la publication de ce rapport, estimant qu’il permet aux Mauriciens de mieux comprendre l’ampleur des dysfonctionnements.
Réagissant à l’état préoccupant des entrepôts, l’ancien gouverneur de la BoM, souligne qu'il est légitime de s’interroger sur le respect de leurs obligations fiscales, notamment en ce qui concerne les revenus générés.
Ainsi, Dan Maraye a estimé que le Public Accounts Committee devrait également interroger les Senior Chief Executive sur la fréquence des inspections effectuées sur ces sites.