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Yudhisen Mardaymootoo: Le 27/06/2026 à 19:20 | MAJ à 27/06/2026 à 19:23
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Publié : Le 27/06/2026 à 19:20 | MAJ à 27/06/2026 à 19:23

L'Association socioculturelle rastafari (ASCR) appelle les autorités à mieux reconnaître sa culture, ses pratiques spirituelles et ses revendications sociales. Lors d'une conférence de presse tenue jeudi dernier, ses dirigeants ont notamment réclamé l'attribution de terres, un lieu de culte ainsi qu'une meilleure écoute, davantage de respect et d'inclusion dans les politiques publiques.

Le président de l'association, Michaël Toocaram, rappelle que l'ASCR sollicite depuis plus de vingt ans l'attribution de terrains pour développer une agriculture autonome et contribuer à l'autosuffisance alimentaire. « Rastafari est une culture qui ramène l'humanité vers la cultivation de la terre », insiste-t-il. À ce jour, la communauté dit toujours attendre une réponse des autorités.

En vue de leur pèlerinage de 2027, l'association réclame également des infrastructures à Trou-Chenille, au Morne, notamment des toilettes, des vestiaires, des aires de stationnement et des kiosques pour accueillir les visiteurs. Michaël Toocaram affirme aussi que la communauté rastafari a longtemps été victime de discriminations en raison de ses croyances et de son mode de vie.

Enfin, rappelant que le gandia est considéré comme une plante sacrée dans la tradition rastafari, l'association souhaite rencontrer le Premier ministre, le Dr Navin Ramgoolam, et les autorités concernées afin de faire avancer ses principales revendications.