À l’Assemblée nationale, la question de la transparence et de l’équité dans le recrutement au sein de la fonction publique a été au cœur des échanges ce mardi 21 avril 2026. Interpellé par la députée de Port-Louis Nord/Montagne Longue, Anabelle Savabaddy, le Premier ministre, le Dr Navin Ramgoolam, a détaillé les mesures envisagées pour renforcer à la fois la transparence des procédures et le respect des principes de mérite et de non-discrimination.
Le chef du gouvernement a rappelé que les processus de recrutement reposent sur des institutions indépendantes, notamment la Public Service Commission et la Local Government Service Commission. Leur rôle est de garantir des décisions impartiales, à l’abri de toute interférence politique.
Chaque poste est encadré par un « scheme of service » précisant les qualifications et compétences requises. Les candidats sont évalués à travers des entretiens structurés, parfois complétés par des épreuves écrites, afin d’assurer une sélection fondée sur des critères objectifs.
Autre avancée notable : la digitalisation du recrutement. Les systèmes de e-recruitment permettent désormais la publication en ligne des postes vacants et la soumission électronique des candidatures, renforçant ainsi la transparence et limitant les risques de manipulation.
Dans le cadre du programme gouvernemental 2025-2029, de nouvelles réformes sont en préparation. Parmi elles, la mise en place d’un système de recrutement modernisé intégrant le tri automatisé des candidatures selon les critères d’éligibilité.
Parallèlement, des procédures standardisées seront renforcées afin d’assurer davantage de cohérence entre les ministères. Le gouvernement prévoit également d’accélérer le traitement des recrutements en révisant les processus administratifs, souvent critiqués pour leur lenteur.
Sur le volet de l’égalité des chances, le Premier ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement à garantir un recrutement basé uniquement sur le mérite, sans discrimination.
Dans cette optique, la Law Reform Commission a été saisie pour revoir l’Equal Opportunities Act. Un document de travail intitulé “Strengthening the Powers of the Equal Opportunities Commission” propose plusieurs réformes, notamment l’élargissement de la notion de « statut » et une meilleure coordination entre institutions concernées.
Un projet de loi d’amendement est également à l’étude, avec des pouvoirs de sanction renforcés en cas de non-respect des règles.
Le Public Bodies Appeal Tribunal continue, quant à lui, de jouer un rôle clé en offrant un recours aux fonctionnaires contestant des décisions liées à leur recrutement ou à des mesures disciplinaires.
Le Premier ministre, le Dr Navin Ramgoolam, a souligné que ces dispositifs visent à garantir justice et équité au sein de la fonction publique.
En conclusion, le chef du gouvernement a insisté sur la volonté politique de poursuivre les réformes afin d’instaurer un système de recrutement « transparent, équitable et fondé sur le mérite », tout en élargissant les opportunités pour l’ensemble de la population.