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Sahil Jeemon: Le 14/05/2026 à 11:38 | MAJ à 14/05/2026 à 11:40
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Publié : Le 14/05/2026 à 11:38 | MAJ à 14/05/2026 à 11:40
Par : Yeshoda Keenoo

Le gouvernement affirme vouloir renforcer l’encadrement du recrutement des travailleurs étrangers à Maurice à travers une nouvelle réglementation et des mécanismes de contrôle plus stricts. C’est ce qu’a déclaré le ministre du Travail et des Relations industrielles, Reza Uteem, en réponse à une question parlementaire de la députée Joanna Bérenger.

Le ministre affirme qu’à son arrivée au gouvernement en novembre 2024, le recrutement des travailleurs étrangers se faisait dans « une anarchie totale ». Il souligne également que Maurice avait été placée sur une liste noire liée au travail forcé par le Département du Commerce des États-Unis, tandis que plusieurs organisations internationales dénonçaient des abus et des frais illégaux imposés aux travailleurs migrants.

Selon les précisions apportées, les nouvelles Private Recruitment Agency Regulations, entrées en vigueur en octobre 2025, imposent désormais des critères plus stricts pour l’obtention des licences de recrutement. Depuis cette date, 69 demandes de licences ont été soumises au ministère. À ce jour, seules deux licences officielles ont été délivrées pour le recrutement de travailleurs étrangers à Maurice.

Le ministre Reza Uteem précise également que neuf demandes ont déjà été rejetées pour non-respect des nouveaux critères, notamment concernant les compétences techniques, les ressources financières ainsi que l’intégrité des dirigeants des agences concernées.

Par ailleurs, entre janvier 2025 et mai 2026, 21 cas de recrutement illégal de travailleurs étrangers sans licence valide ont été référés à la police par le ministère du Travail. Toutefois, le ministre affirme qu’à ce stade, aucune poursuite n’aurait encore été engagée malgré plusieurs rappels adressés au Commissaire de police.

Le gouvernement insiste également sur le fait que la loi interdit désormais aux agences et employeurs de faire payer des frais de recrutement aux travailleurs migrants. Toute infraction peut entraîner des amendes allant de Rs 500 000 à Rs 1 million, ainsi qu’une peine d’emprisonnement pouvant atteindre cinq ans.