En janvier 2026, le nombre total de véhicules sur nos routes a atteint 749 501, enregistrant une croissance modeste de 0,3 % par rapport à l’an dernier. Pourtant, le marché automobile montre un net essoufflement par rapport à janvier 2025. Les données officielles publiées le mardi 10 février par la National Land Transport Authority (NLTA) révèlent une contraction progressive mais marquée des immatriculations, reflétant un ralentissement significatif de l’activité dans un contexte économique contraignant et sous l’impact des mesures budgétaires.
Selon les chiffres, 3 531 véhicules avaient été immatriculés en janvier 2025. En janvier 2026, le volume recule de 23,2 %, pour s’établir à seulement 2 710 véhicules. Cette première baisse traduit un affaiblissement de la demande, touchant à la fois les véhicules neufs et les véhicules d’occasion importés, alors que les coûts liés à l’achat et à l’exploitation augmentent.
La baisse est généralisée à toutes les catégories de véhicules. Les voitures particulières, qui constituent l’essentiel des ventes, ont connu une chute notable : seulement 1 348 immatriculations en janvier 2026, contre 1 560 un an plus tôt, soit une baisse de 13,6 %. La chute est encore plus marquée pour les véhicules importés, passés de 821 à 596, soit une réduction de 27,4 %. Les véhicules neufs, qui avaient connu une croissance ces dernières années, s’effondrent également : 2 114 immatriculations en janvier 2026 contre 2 710 en janvier 2025, soit une baisse de 22 %.
Les deux-roues, autrefois alternative de mobilité prisée, enregistrent une diminution modeste : 868 immatriculations en janvier 2026, contre 820 en janvier 2025, soit une augmentation de 5,9 %. Cette évolution traduit un regain d’intérêt relatif pour ce segment, malgré la conjoncture économique et les incertitudes du secteur.
Les véhicules lourds, tels que les camions et les bus, ne sont pas épargnés. Leur nombre d’immatriculations a diminué de 60 %, signe d’une contraction significative de la demande professionnelle.
Plusieurs facteurs expliquent cette chute brutale : la conjoncture économique mondiale, marquée par une inflation persistante et des incertitudes sur la stabilité des marchés, joue un rôle majeur. La crise énergétique et la flambée des prix du carburant peuvent également freiner la volonté d’achat des consommateurs. Par ailleurs, les incertitudes réglementaires, notamment en matière d’environnement, pourraient ralentir la demande de véhicules neufs, particulièrement ceux à motorisation thermique.