Le débat sur une éventuelle réforme de la Constitution reste d'actualité. Invité de l'émission Parlman Lepep, hier, l'ancien ministre et ancien parlementaire Anil Gayan a estimé qu'une révision de la Constitution ne devait pas être entreprise sans une vaste consultation nationale impliquant des débats dans les villages et les villes, ainsi qu'un référendum.
S'il reconnaît que la Constitution permet des amendements, voire son remplacement, il insiste sur la nécessité d'agir avec prudence. Selon lui, la Constitution mauricienne est le résultat de longues négociations menées avant l'Indépendance et a fait ses preuves au fil des décennies.
Anil Gayan précise toutefois qu'il n'est pas opposé à des amendements ponctuels, lorsque ceux-ci sont justifiés.
« Je ne suis pas très favorable à une commission constitutionnelle avec autant de pouvoirs. Elle ne pourra pas mesurer toutes les implications de chaque changement », a conclu Anil Gayan.