Aller au contenu principal
Accueil
Yudhisen Mardaymootoo: Le 07/07/2026 à 16:37 | MAJ à 07/07/2026 à 16:40
Video
Publié : Le 07/07/2026 à 16:37 | MAJ à 07/07/2026 à 16:40

La Commission d’experts sur la réforme des pensions poursuivra son mandat. Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, a été catégorique au Parlement : il n’est pas question de révoquer les membres de cette Commission, malgré les critiques formulées par le député Adrien Duval sur la non-soumission du rapport final avant la présentation du Budget 2026-2027. Le chef du gouvernement a défendu le travail des experts, affirmant qu’ils ont agi avec diligence, indépendance, professionnalisme et intégrité. Selon lui, il serait injuste d’attribuer à la Commission les décisions politiques annoncées dans le Budget, son rôle étant de fournir des avis et recommandations, tandis que les choix finaux relèvent du gouvernement.

Navin Ramgoolam a rappelé que la Commission a été nommée pour une période de 18 mois, à partir d’octobre 2025, avec pour mandat d’examiner les trois piliers du système de pension : les pensions de base non contributives, les régimes contributifs et les pensions privées volontaires. Après huit mois de consultations, elle a soumis un rapport intérimaire en mai 2026, présenté au Steering Committee on Pension Reform le 20 mai. Le Premier ministre soutient qu’un large consensus s’était dégagé au sein de ce comité sur l’orientation des réformes. Toutefois, il a précisé que le rapport final n’est pas encore complété, notamment en ce qui concerne les piliers deux et trois. Ces deux volets, qui concernent les régimes contributifs et les régimes privés volontaires, n’ont pas encore été finalisés. L’établissement du National Pensions and Provident Fund, de même que ses modalités de gestion et d’investissement, devront encore être travaillés. Le gouvernement prévoit aussi des consultations avec les parties prenantes, une législation dédiée et l’avis de la future autorité indépendante de régulation des pensions.

Le Premier ministre affirme que l’urgence budgétaire justifiait une action immédiate sur le premier pilier, notamment la Basic Retirement Pension, compte tenu du niveau élevé de la dette publique. Il insiste cependant sur le fait que les réformes à venir ne devront pénaliser aucun travailleur. Selon lui, chaque employé disposera d’un compte individuel, sans hausse des taux de contribution pour les salariés ou les employeurs. Face aux critiques de l’opposition sur la procédure suivie, Navin Ramgoolam maintient donc sa position : la Commission ne sera pas révoquée et devra poursuivre ses travaux jusqu’à la soumission de son rapport final.