Aller au contenu principal
Accueil
Sahil Jeemon: Le 14/06/2026 à 08:51 | MAJ à 14/06/2026 à 09:02
Main picture
Publié : Le 14/06/2026 à 08:51 | MAJ à 14/06/2026 à 09:02

Le gouvernement a approuvé une réforme du système de subventions aux écoles préprimaires privées, qui entrera en vigueur en janvier 2027, pour un coût estimé à Rs 740 millions. Cette mesure vise, selon les autorités, à réduire les dépenses publiques, mettre fin aux abus relevés dans le système actuel et préserver les emplois, tout en maintenant la gratuité du préprimaire.

Ces décisions suscitent toutefois des réactions au sein de la GIA PPS Management Association, qui évoque plusieurs points de préoccupation majeurs.

Dans le cadre de cette réforme, on note notamment que les salaires du personnel resteront pris en charge par l’État. L’aide au loyer sera maintenue pour 33 petites écoles comptant moins de 20 élèves, mais supprimée pour 117 établissements plus importants. D’autres subventions seront également revues à la baisse ou supprimées.

Selon Maheema Tengry Segobind, représentante de la GIA PPS Management Association, l’un des principaux points concerne la charge administrative désormais confiée aux enseignants, appelés à assurer à la fois les responsabilités pédagogiques et de gestion. Elle estime également que l’avenir des managers actuellement en poste demeure incertain. Autre inquiétude soulevée : l’impact potentiel de ces changements sur la qualité de l’éducation préprimaire.

Du côté du gouvernement, le ministre de l’Éducation, Mahend Gungapersad, souligne que cette réforme était nécessaire dans un contexte économique jugé difficile. Il insiste sur le fait que les mesures ont été prises sans remettre en cause la gratuité du préprimaire.

Le ministre affirme également qu’un comité a été mis sur pied afin d’accompagner la mise en œuvre de la réforme prévue pour la rentrée 2027. En réponse aux critiques des syndicats et des gestionnaires, il assure que les différentes parties prenantes ont été consultées avant les décisions finales.

Toutefois, Maheema Tengry Segobind indique que la GIA PPS Management Association ne compte pas rester inactive face à ces changements et entend porter l’affaire devant la Cour.