La révision du Grant-in-Aid Scheme pour les écoles maternelles privées continue de susciter de vives réactions. Répondant à une question parlementaire mardi, le ministre de l'Éducation, Mahend Gungapersad, a défendu les changements qui entreront en vigueur le 1er janvier 2027, affirmant que des consultations ont eu lieu avec les syndicats et les autres parties prenantes. Selon lui, ces mesures visent à assurer la viabilité financière du système tout en préservant l'accès à une éducation préscolaire de qualité.
Parmi les principales mesures figurent le plafonnement du remboursement des loyers à Rs 5 000.
Des affirmations contestées par Maheema Tengry Segobind, assistante-secrétaire de la GIA PPS Management Association, qui dénonce un manque de consultation. Selon elle, le plafond de Rs 5 000 pour le remboursement des loyers est insuffisant pour permettre à plusieurs établissements de faire face à leurs dépenses. Elle affirme également que l'association a déjà entamé des démarches avec ses hommes de loi afin de contester ces mesures.
Même son de cloche du côté de la Confédération des Travailleurs des Secteurs Public et Privé (CTSP). Sa secrétaire générale, Jane Ragoo, soutient que les propositions soumises par les syndicats n'ont jamais été discutées avec le ministère. Selon elle, il est donc inexact d'affirmer que de véritables consultations ont eu lieu.
Si la CTSP se dit favorable à une réforme du secteur afin de corriger d'éventuels abus, elle regrette que les principaux acteurs n'aient pas été associés aux décisions finales. Jane Ragoo confirme par ailleurs le maintien de la manifestation prévue vendredi au Jardin de la Compagnie afin de réclamer une révision des mesures annoncées.