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Thomas Jadoobur: Le 15/06/2026 à 15:54 | MAJ à 15/06/2026 à 15:56
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Publié : Le 15/06/2026 à 15:54 | MAJ à 15/06/2026 à 15:56

« L’éducation n’est pas une dépense, mais un investissement. » Le message est clair et chargé d’inquiétude du côté de plusieurs directeurs d’écoles préprimaires privées, après l’approbation, le vendredi 12 juin, par le Conseil des ministres, des recommandations d’un comité interministériel visant à réformer le système de Grant-in-Aid.

Cette réforme prévoit notamment une nouvelle organisation du personnel, avec un enseignant/gestionnaire pour les petites écoles, un ratio élèves-enseignant revu, la suppression progressive de certains postes, une révision des subventions et des loyers, ainsi qu’un renforcement des mécanismes de contrôle afin de limiter les abus.

Mais sur le terrain, ces annonces passent mal. Les dirigeants et responsables d’écoles préprimaires dénoncent des mesures qu’ils jugent déconnectées de leur réalité quotidienne. Ils estiment que leur contribution à l’éducation des tout-petits n’est pas reconnue à sa juste valeur. Dans le secteur, la frustration est vive.

Pour Jacqueline Angouin, manager de La Cabane des Joyeux Bambins, l’éducation ne doit pas être vue comme une charge pour l’État, mais comme un véritable investissement dans l’avenir des enfants.

Daniella Rabaye, manager de Mahebourg Infant School Ltd, redoute pour sa part les conséquences du ratio d’un enseignant pour vingt élèves. Selon elle, cette mesure pourrait entraîner des pertes d’emplois et installer un climat d’angoisse parmi les enseignants, au risque d’affecter l’encadrement des enfants.

Même son de cloche du côté de Delcy François, manager de l’École Pailles en Queue PPS. Elle rappelle que les établissements font déjà face à la hausse du coût de la vie et à l’augmentation des dépenses liées au matériel scolaire. À ses yeux, le ratio proposé ne répond pas aux besoins réels des plus jeunes enfants.

Selon les responsables du secteur, plus d’une centaine d’écoles préprimaires s’opposent à cette décision. Elles demandent au gouvernement de revoir sa copie, craignant que cette réforme ne fragilise davantage un secteur déjà sous pression.