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Yudhisen Mardaymootoo: Le 27/04/2026 à 13:26 | MAJ à 27/04/2026 à 14:04
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Publié : Le 27/04/2026 à 13:26 | MAJ à 27/04/2026 à 14:04
Par : Manisha Jooty

Le premier texte, un projet de loi d’amendement à la Constitution, propose une évolution significative du système électoral. Il vise à permettre à toute personne de se porter candidate à une élection générale sans être tenue de s’identifier à une communauté spécifique.

Le texte a déjà été transmis à l’Electoral Supervisory Commission (ESC) ainsi qu’au Commissaire électoral pour consultation.

C’est l’un des engagements pris par l’Alliance du Changement lors des Législatives de 2024. Ceci est comme suit :

« La loi sera revue afin que le droit soit reconnu aux citoyens de la République de Maurice de se présenter aux élections comme tels, sans aucune obligation faite à ces derniers/dernières de se classifier de façon communale ».

Aujourd’hui, cet engagement pourrait se concrétiser avec le projet de loi soumis aux autorités concernées. Conformément à l’article 41(3) de la Constitution, les avis de la Commission de supervision électorale et du Commissaire électoral ont été sollicités, explique Jocelyn Chan Low.

Ces consultations sont essentielles pour garantir que toute réforme respecte les principes fondamentaux du système électoral mauricien. À ce stade, leurs observations sont toujours attendues. Cette mesure marque une étape potentielle vers un modèle électoral plus inclusif, axé sur la citoyenneté plutôt que sur les appartenances communautaires.

Le gouvernement mauricien poursuit sa réflexion sur d’importantes réformes constitutionnelles visant à moderniser le cadre démocratique du pays. Le texte devrait être examiné lors du prochain Conseil des ministres, avant d’être présenté au Parlement d’ici deux semaines.

C’est un aboutissement de plus de vingt ans de lutte menée par Rezistans ek Alternativ (ReA), désormais membre de l’exécutif.

C’est autour de cette réforme que Rezistans ek Alternativ (ReA) a scellé son alliance avec le Parti travailliste (PTr) et le Mouvement Militant Mauricien (MMM) en octobre 2024. Avec une majorité de 60 députés contre 6 pour l’opposition, le gouvernement dirigé par Navin Ramgoolam dispose des trois quarts requis pour faire adopter cet amendement constitutionnel.