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Keshinee: Le 26/05/2026 à 08:35 | MAJ à 26/05/2026 à 08:37
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Publié : Le 26/05/2026 à 08:35 | MAJ à 26/05/2026 à 08:37
Par : La Redaction

Le ministre de l’Agro-industrie, de la Sécurité alimentaire et de l’Économie bleue, le Dr Arvin Boolell défend avec vigueur les orientations économiques du gouvernement dans un contexte mondial marqué par l’incertitude et les tensions géopolitiques.

Le ministre salue notamment la décision de la Banque de Maurice de relever le Repo Rate à 4,75 %, une mesure qu’il juge essentielle pour freiner la dépréciation de la roupie et protéger le pouvoir d’achat des ménages face à la flambée des importations.

Arvin Boolell met également en avant les immenses perspectives de l’économie bleue, appelée à devenir le troisième pilier du développement national.

Au centre de son intervention, le ministre Arvin Boolell revient sur la décision de la Banque de Maurice de relever le Repo Rate à 4,75 %. Une mesure qu’il qualifie de courageuse et indispensable dans un contexte international marqué par la montée du dollar américain et les tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

Selon lui, cette hausse du taux directeur constitue un véritable bouclier contre l’affaiblissement de la roupie, permettant ainsi de limiter la hausse du coût des importations et de préserver le pouvoir d’achat des ménages mauriciens.

Le ministre souligne également qu’aucun pays n’est épargné par les secousses économiques mondiales, notamment après les perturbations autour du détroit d’Ormuz, considéré comme l’un des principaux corridors du commerce maritime international. Même en cas de retour à la normale, les effets économiques pourraient se faire ressentir durant plusieurs mois.

Mais au-delà des turbulences mondiales, le gouvernement veut surtout préparer l’avenir. L’économie bleue devient ainsi une priorité stratégique. Avec une zone économique exclusive de 2,3 millions de kilomètres carrés, Maurice ambitionne de transformer son espace maritime en puissant moteur de croissance.

Développement portuaire, transbordement, modernisation des infrastructures maritimes, pêche industrielle, aquaculture, énergies renouvelables et exploitation durable des ressources sous-marines : autant de projets qui suscitent déjà l’intérêt d’investisseurs étrangers.

Arvin Boolell met aussi en avant le potentiel du Deep Ocean Water Application (DOWA), une technologie innovante utilisant l’eau des profondeurs marines pour la climatisation, le dessalement ou encore l’aquaculture.

Enfin, il insiste sur la nécessité pour Maurice d’investir dans les compétences, notamment à travers le STEM (sciences, technologies, ingénierie et mathématiques), afin de rester compétitive dans une économie mondiale en constante mutation.

Le message du ministre est sans équivoque, Maurice devra conjuguer prudence, innovation et audace pour relever les défis de demain.