Les comportements nuisibles en ligne continuent de faire l'objet de signalements à Maurice. L'Information and Communication Technologies Authority (ICTA) indique avoir reçu 121 plaintes liées aux réseaux sociaux en un an et demi, soit 75 plaintes en 2025 et 46 plaintes au cours des six premiers mois de 2026.
L'ICTA précise avoir enregistré 75 plaintes en 2025 et 46 plaintes au cours des six premiers mois de 2026.
Ces dossiers sont classés dans la catégorie interne « Beyond Jurisdiction / Social Media » (« Hors de la juridiction / Réseaux sociaux »). Selon l'ICTA, cette classification s'explique par le fait que la majorité des contenus ou comportements problématiques en ligne se déroulent sur des plateformes internationales qui ne relèvent pas directement de sa compétence.
Les citoyens peuvent toutefois adresser leurs plaintes à l'ICTA par courrier électronique ou via son système de signalement en ligne. L'autorité précise néanmoins que son rôle est celui d'un régulateur des services liés aux technologies de l'information et de la communication, et non celui d'un organisme d'enquête ou de répression.
Ainsi, même si l'ICT Act 2001, notamment à travers son article 46, prévoit des dispositions concernant certaines infractions, les enquêtes et les éventuelles poursuites relèvent de la Mauritius Police Force. Les personnes estimant être victimes d'une infraction en ligne sont donc invitées à porter plainte auprès de la police ou à utiliser MAUCORS+, la plateforme de signalement des cybercrimes opérée par le CERT-MU.
L'ICTA rappelle également que les plaintes qui ne relèvent pas de son mandat sont orientées vers les autorités compétentes. Selon la nature du dossier, elles peuvent être transmises au Data Protection Office pour les questions liées aux données personnelles, à la Banque de Maurice pour certains cas financiers ou encore à la Gambling Regulatory Authority pour les affaires liées aux jeux d'argent.
Par ailleurs, l'ICTA a enregistré sept plaintes dans la catégorie « Beyond Jurisdiction / Cybercrime » en 2025 et six plaintes entre janvier et juillet 2026. Ces signalements concernent des comportements nuisibles dans l'espace numérique, sans que les réseaux sociaux soient spécifiquement cités par les plaignants.
Face à la progression des usages numériques, l'ICTA mène également des actions de sensibilisation.