Le gouvernement maintient le cap sur la sobriété énergétique. Depuis l'entrée en vigueur, le 1er mai dernier, du règlement sur l'efficacité énergétique, les autorités ont enregistré 92 plaintes, effectué 81 inspections et émis 29 avis de conformité afin de faire respecter les nouvelles restrictions sur les consommations d'électricité jugées non essentielles. Aucune poursuite judiciaire n'a toutefois été engagée jusqu'à présent.
Interrogé à l'Assemblée nationale par le député Dr Farhad Aumeer, le ministre de l'Énergie et des Services publics, Patrick Assirvaden, a rappelé que ce dispositif, en vigueur jusqu'au 1er novembre 2026, vise à réduire la demande d'électricité sur le réseau national d'environ 5 mégawatts par jour. Selon lui, cet objectif est actuellement atteint durant la saison hivernale, mais il faudra confirmer cette tendance pendant les mois d'été, lorsque la consommation liée à la climatisation est plus importante.
Le règlement interdit notamment l'utilisation de l'éclairage décoratif, de l'illumination extérieure des bâtiments lorsqu'elle n'est pas nécessaire pour des raisons de sécurité, le maintien de l'éclairage des terrains de sport inoccupés et impose une température minimale de 24 °C pour les climatiseurs dans les bâtiments non résidentiels. Les habitations, les hôpitaux, les cliniques, les aéroports et les autres infrastructures essentielles ne sont pas concernés.
Patrick Assirvaden a expliqué que cette mesure, adoptée dans le contexte de la hausse des prix du fioul provoquée par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, devrait permettre une économie d'environ 4 500 tonnes de fioul lourd sur six mois.
Le ministre a également insisté sur l'approche privilégiée par son ministère : avant toute sanction, les contrevenants disposent généralement d'un délai de cinq jours pour se conformer aux exigences. Parmi les 29 organismes ayant reçu un avis de conformité, 17 ont déjà pris les mesures correctives demandées.
Enfin, Patrick Assirvaden n'exclut pas une prolongation du règlement après le 1er novembre si la situation énergétique l'exige. Il a par ailleurs salué la proposition du Dr Farhad Aumeer visant à alimenter les enseignes et panneaux publicitaires lumineux grâce à des panneaux solaires, une idée qui sera soumise aux autorités concernées.