La décision du Mouvement Militant Mauricien (MMM) de révoquer 14 conseillers municipaux, annoncée après la réunion du comité central du 18 avril, suscite une vive contestation parmi les principaux concernés. Réunis ce lundi, ces derniers dénoncent une procédure inachevée, affirmant n’avoir reçu aucune notification officielle à ce stade. Ils maintiennent ainsi qu’ils demeurent en fonction et entendent poursuivre leurs activités, tout en préparant une riposte commune face à ce qu’ils perçoivent comme une décision précipitée.
Cette décision fait suite à une motion présentée par le secrétaire général du MMM, Rajesh Bhagwan, samedi dernier, dans un contexte marqué par des dissensions grandissantes au sein du parti. L’annonce a été faite à la presse, confirmant une volonté de la direction de sévir face à ce qu’elle considère comme des actes de défiance interne.
En réaction, les conseillers municipaux concernés se sont réunis ce lundi 20 avril 2026 afin d’harmoniser leur position. Selon nos informations, ils préparent actuellement une déclaration commune qui devrait être rendue publique dans les prochains jours. En attendant, ils s’attellent à définir leur stratégie face à cette situation qu’ils jugent contestable.
Un flou persiste toutefois autour de la validité de leur révocation. Les élus affirment ne pas avoir reçu, à ce jour, de communication officielle confirmant leur destitution. Ils indiquent qu’ils s’attendaient à être notifiés formellement ce lundi 20 avril 2026, mais qu’aucune lettre ne leur est parvenue jusqu’ici.
Dans ces circonstances, ils estiment demeurer légalement en fonction. Ainsi, les conseillers municipaux ayant des réunions prévues ce mardi 21 avril comptent y assister comme à l’accoutumée.
Les principaux concernés insistent également sur le respect des procédures administratives. Ils rappellent que leur statut ne peut être révoqué qu’à travers une notification officielle émise par le Chief Executive. Ce n’est qu’à cette condition, soulignent-ils, qu’ils cesseront d’être considérés comme conseillers municipaux.
Alors que le MMM tente de contenir ses divisions internes, cette affaire pourrait ouvrir un nouveau front de contestation, avec des implications tant politiques qu’administratives dans les jours à venir.