Le bilan des deux premières semaines de 2026 sur nos routes est particulièrement préoccupant. Au 16 janvier, dix personnes ont déjà perdu la vie dans neuf accidents mortels, soit une augmentation de 100 % par rapport à la même période en 2025, où cinq décès avaient été recensés.
Derrière ces chiffres se cachent une succession de drames humains, allant des collisions entre véhicules aux accidents impliquant piétons ou deux-roues. La typologie des victimes interpelle et relance les questions sur la sécurité routière, la vigilance des usagers et l’efficacité des mesures préventives mises en place par la police.
Parmi les victimes, on déplore la perte de quatre chauffeurs, deux passagers, deux motocyclistes et deux piétons, ces derniers figurant souvent parmi les plus vulnérables.
Sur les neuf accidents fatals recensés au 16 janvier 2026 : un s’est produit entre minuit et 6 h, un autre entre 6 et 12 h, six accidents sont survenus entre 12 et 18 h, et deux autres entre 18 et minuit. Ces chiffres montrent que le pic des accidents mortels se situe en pleine journée, période de circulation dense et de risques accrus.
Concernant l’âge des victimes : aucun décès n’a concerné les moins de 25 ans. Quatre avaient entre 26 et 50 ans, deux entre 51 et 59 ans, et quatre étaient âgés de 60 ans et plus. Les seniors représentent déjà 40 % des décès, soulignant leur vulnérabilité sur nos routes.
Si cette tendance se confirme, 2026 pourrait rapidement effacer les progrès observés en 2025, année où le nombre d’accidents avait déjà commencé à baisser, passant de 125 en 2024 à 116. Ces premiers bilans mettent en évidence l’urgence de renforcer prévention, contrôle et sensibilisation routière pour éviter que la mortalité ne s’installe durablement sur une trajectoire ascendante.