Le 46e Sommet ordinaire des chefs d’État et de gouvernement de la SADC s’est ouvert à Durban, hier, avec un message clair : il faut désormais transformer les engagements régionaux en résultats concrets. L’Ile Maurice est représentée par le Premier ministre, Dr Navin Ramgoolam, qui participe aux travaux aux côtés des dirigeants de l’Afrique australe.
Dans son discours d’ouverture, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a insisté sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre des décisions prises par la Communauté de développement de l’Afrique australe. Selon lui, les résolutions adoptées au niveau régional doivent se traduire par des infrastructures, des usines, des réseaux électriques, des systèmes d’approvisionnement en eau, des entreprises et surtout des emplois.
Le président sud-africain a également appelé à une intégration économique plus poussée afin de renforcer la capacité collective des États membres à améliorer le bien-être de leurs populations. Cette ambition s’inscrit dans la Vision 2050 de la SADC, qui vise une région plus pacifique, inclusive, compétitive et prospère.
Pour Maurice, la participation de Navin Ramgoolam intervient dans un contexte où les enjeux liés au commerce régional, aux investissements, à l’énergie, aux infrastructures et à l’industrialisation occupent une place grandissante dans les discussions entre les États membres.
Le sommet a également été marqué par le passage de témoin à la présidence de la SADC, désormais assurée par Cyril Ramaphosa. Le président sud-africain a réaffirmé son engagement à faire avancer la coopération, l’intégration et le développement régional.
En marge du sommet, Veena Ramgoolam, épouse du Premier ministre mauricien, a pris part au déjeuner des conjointes des chefs d’État et de gouvernement. Cette rencontre, conduite par la Première Dame d’Afrique du Sud, Dr Tshepo Motsepe, a porté sur le bien-être des enfants, notamment l’accès aux soins, à la protection, à une alimentation adéquate et à l’apprentissage dès la petite enfance.
À Durban, la SADC veut désormais passer des déclarations à l’action.