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Shane: Le 15/06/2026 à 18:42 | MAJ à 15/06/2026 à 18:50
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Publié : Le 15/06/2026 à 18:42 | MAJ à 15/06/2026 à 18:50
Par : La Redaction

Alors que plusieurs interrogations persistent sur les salaires des officiers de la Horse Racing Integrity Division (HRID), la Gambling Regulatory Authority (GRA) a publié, le 11 juin dernier, un communiqué de presse défendant les salaires accordés à certains cadres de cette unité chargée de l’intégrité des courses hippiques. Mais loin de dissiper les interrogations, cette sortie publique semble plutôt alimenter un débat de fond sur la transparence et la gouvernance du secteur.

Dans son communiqué, la GRA affirme que les salaires et allocations de la HRID ne sont « pas financés par les caisses de l’État », mais par le Responsible Gambling and Capacity Building Fund (RGCBF), présenté comme « un fond indépendant financé par nos opérateurs ». Or, cette explication pourrait soulever d’importantes zones grises.

Car selon le cadre légal régissant ce fonds, le RGCBF n’est pas un mécanisme privé autonome. Il s’agit d’un fonds établi sous la loi, alimenté par un prélèvement obligatoire imposé aux opérateurs licenciés du secteur des jeux et administré sous l’égide de la GRA. En d’autres termes, même si l’argent ne provient pas directement du Trésor public, il est collecté et géré dans un cadre réglementaire public.

Dès lors, plusieurs questions émergent : pourquoi qualifier ce fonds « d’indépendant » ? Quels montants précis du RGCBF servent à rémunérer les officiers de la HRID ? Existe-t-il un audit détaillé des dépenses engagées ? Et surtout, pourquoi ces informations n’ont-elles pas été ventilées dès le départ, alors même qu’une question parlementaire réclame désormais des détails sur les salaires, allocations et avantages accordés ?

Autant d’interrogations qui pourraient replacer la GRA sous les projecteurs, au moment même où la transparence sur la gestion du secteur hippique est plus que jamais réclamée.