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Keshinee: Le 20/08/2026 à 13:34 | MAJ à 20/08/2026 à 13:35
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DONALD-TRUMP
Publié : Le 20/08/2026 à 13:34 | MAJ à 20/08/2026 à 13:35
Par : Vanessa Mathews Saramandif

La pression monte d'un cran dans le golfe Persique. Ce mercredi 19 août, Donald Trump a jeté un pavé dans la mare en brandissant la menace de répercussions économiques « terribles » à l'encontre de tout pays qui oserait apporter le moindre soutien à l'effort de guerre iranien. Dans une publication virulente sur son réseau Truth Social, le président américain a prévenu que toute entité — qu'il s'agisse d'institutions financières, d'entreprises, d'aéroports ou d'organismes gouvernementaux — offrant une bouée de sauvetage à Téhéran s'exposerait à des représailles colossales.

Promettant ce qu'il qualifie de « l'opération économique la plus écrasante jamais entreprise », le locataire de la Maison Blanche exige l'asphyxie financière totale de la République islamique, ciblant en premier lieu la contrebande de pétrole, les flux de devises et les transferts de liquidités. Bien qu'aucune nation particulière n'ait été épinglée nommément dans ce message, cette sortie musclée fait écho aux récentes déclarations du secrétaire au Trésor, Scott Bessent, qui promettait déjà un isolement sans précédent pour Téhéran.

Sur le terrain militaire, le conflit s'enlise dans une atmosphère de statu quo précaire après des mois d'affrontements larvés, marqués par les frappes de fin février, le verrouillage du détroit d'Ormuz et le blocus des ports iraniens. Malgré un net ralentissement des combats armés, la région reste un véritable poudrière. Mardi, les Émirats arabes unis ont vivement condamné le tir de deux missiles balistiques visant des voies de navigation maritime — une accusation rejetée en bloc par l'Iran —, poussant Abu Dhabi à geler temporairement l'ensemble de ses échanges commerciaux et transactions financières avec son voisin.

Les ponts diplomatiques sont désormais totalement coupés. Alors que Donald Trump a confirmé qu'aucun canal de discussion n'était ouvert ou programmé avec Téhéran, les exigences de part et d'autre semblent irréconciliables. Du côté iranien, le négociateur en chef Mohammad Bagher Ghalibaf a d'ores et déjà prévenu que le détroit d'Ormuz resterait fermé tant que Washington refuserait de plier face aux accords précédents.

En visite à Bagdad, le haut responsable iranien a également fustigé l'ingérence étrangère, au moment où les États-Unis accentuent la pression sur l'Irak pour neutraliser les milices armées alliées à l'Iran. Parallèlement, des tractations se multiplient entre Téhéran et Oman pour tenter de régir la circulation dans le détroit stratégique, l'Iran cherchant à imposer de lourdes taxes de passage aux navires marchands — une perspective catégoriquement rejetée par Washington et ses partenaires de la région.