Souffrir d’un trouble de santé mentale donne-t-il automatiquement droit à une pension d’invalidité ? À Maurice, plusieurs critères entrent en jeu. Au-delà du diagnostic, les autorités évaluent notamment la gravité de la condition et son impact sur l’autonomie et la capacité de la personne à fonctionner au quotidien.
Certificat médical, passage devant un Medical Board et possibilité de recours devant un tribunal médical font partie du processus. Mais toutes les pathologies psychiatriques n’entraînent pas le même degré d’incapacité. Entre troubles pouvant être stabilisés par un traitement et conditions plus lourdes et durables, comment les professionnels déterminent-ils qui peut bénéficier d’une pension ?
Le Junior Minister Kugan Parapen explique que le Medical Board examine les documents médicaux et évalue notamment le niveau d’autonomie du demandeur.
Le psychiatre Taroosing Ramkoosalsing souligne que la gravité et la durée varient selon les pathologies, certaines pouvant être stabilisées grâce aux traitements.
Pour Ali Jookun, président de la Down Syndrome Association, l’avis du médecin traitant reste déterminant pour établir la condition et les capacités fonctionnelles.
L’éligibilité ne repose donc pas uniquement sur le nom d’une maladie, mais sur son impact réel sur l’autonomie et les capacités de la personne.