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Sahil Jeemon: Le 10/04/2026 à 13:41 | MAJ à 10/04/2026 à 13:42
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Publié : Le 10/04/2026 à 13:41 | MAJ à 10/04/2026 à 13:42
Par : Yeshoda Keenoo

À Maurice, la santé mentale des jeunes reste un sujet encore trop souvent passé sous silence. Pourtant, derrière les murs des écoles, la réalité est préoccupante : les cas de harcèlement (bullying) sont en hausse, la pression académique s’intensifie et certains élèves font face à une détresse psychologique profonde. Un mal-être souvent invisible et difficile à détecter.

Dans un contexte où le mal-être demeure tabou, parents, enseignants et autorités sont de plus en plus interpellés. Comment mieux repérer les signes de souffrance chez les jeunes ? Le système éducatif est-il suffisamment équipé pour y faire face ? Autant de questions essentielles qui soulèvent aujourd’hui un véritable enjeu de société.

Face à cette réalité, la psychologue Christiane Valery alerte : la souffrance des jeunes, souvent invisible, peut être liée au stress parental. Elle recommande la mise en place de formations axées sur le bien-être afin de mieux détecter les signes de détresse.

De son côté, Divesh Newoor, psychologue au ministère de l’Éducation, souligne que les tabous et la confusion entre psychologue et psychiatre freinent encore la détection des troubles. Il attire l’attention sur des signaux tels que l’isolement, la tristesse ou encore la baisse des performances scolaires, et insiste sur l’importance du dialogue. Le ministère a d’ailleurs mis en place des psychologues scolaires, des campagnes de sensibilisation ainsi que des formations pour mieux accompagner les élèves.

Au-delà du suivi psychologique, Michaël Atchia, pédagogue dénonce un système éducatif trop académique, dans lequel certains élèves peinent à trouver leur place. Les profils artistiques et manuels sont souvent marginalisés, ce qui peut entraîner stress et démotivation. Il plaide ainsi pour des parcours éducatifs plus inclusifs.

Face à une pression scolaire croissante, la santé mentale des élèves s’impose désormais comme un enjeu majeur. Une approche plus inclusive, humaine et attentive apparaît essentielle pour mieux protéger et accompagner les jeunes.