L’affaire des singes exportés par la société Bioculture vers la Floride, aux États-Unis, soulève une controverse majeure. Conditions de transport inhumaines et modèle commercial opaque mettent en lumière un secteur où les animaux sont traités comme de simples marchandises. Les 27 et 28 janvier 2026, Bioculture a expédié des singes depuis Maurice vers sa ferme BC LLC en Floride. Selon l’ONG internationale People for the Ethical Treatment of Animals (PETA), et confirmé par l’entreprise, les conditions de vol étaient inhumaines.
Mais le pire est survenu après l’arrivée : un singe du convoi aurait été retrouvé jeté dans une benne, où il est resté cinq jours, seul et sans nourriture ni eau, après plus de 28 heures de voyage. La benne a ensuite été transportée pendant deux heures jusqu’à Stericycle, une installation de traitement des déchets à Miami, sans que personne ne s’aperçoive de sa présence.
Il n’y avait aucun suivi, aucun inventaire, aucun contrôle : aucun registre ne signalait qu’un être vivant se trouvait piégé dans une benne pendant cinq jours.
Ce n’est qu’au cinquième jour, à l’ouverture de la benne dans le site de traitement, que le singe a été libéré. L’animal a réussi à s’échapper avant d’être capturé et ramené sur le site de l’importateur.
La gravité et l’ampleur de cette négligence dépassent l’entendement. PETA souligne que de nombreuses infractions fédérales, étatiques et locales ont probablement été commises. L’organisation exige des enquêtes approfondies auprès de plusieurs agences, dont le United States Department of Agriculture et la Florida Fish and Wildlife Conservation Commission.
Cette affaire ne se limite pas à un incident isolé : elle met en lumière un modèle économique opaque où les animaux sont traités comme des marchandises et soulève des interrogations sur l’éthique et les pratiques du commerce international de primates.