La baisse continue du niveau des réservoirs pousse les autorités à renforcer les restrictions d'eau. À compter du mercredi 5 août, la distribution d'eau sera réduite de deux heures par jour à travers le pays, selon un communiqué conjoint de la Water Resources Commission (WRC) et de la Central Water Authority (CWA). Les principaux réservoirs affichent des niveaux largement inférieurs à ceux de l'an dernier. Face à cette situation, plusieurs planteurs de différentes régions du pays se disent préoccupés, craignant que le manque d'eau ne compromette leurs cultures et n'affecte leur production dans les semaines à venir.
Pour Manoj Soobrun, les producteurs en hydroponie figurent parmi les plus exposés aux restrictions, cette méthode de culture reposant essentiellement sur l'utilisation d'eau potable.
De son côté, Dev Puali redoute également les conséquences du déficit hydrique. Selon lui, plusieurs planteurs hésitent désormais à lancer de nouvelles cultures, faute de garanties quant à la disponibilité de l'eau pour l'irrigation.
À l'inverse, Farad se montre plus rassurant. Il explique que son exploitation n'est pas alimentée par le réseau de la CWA, mais par l'eau de rivière et des bassins de stockage, ce qui lui permet, pour l'instant, de poursuivre ses activités sans difficulté majeure.
Si les réalités varient selon les régions et les modes de culture, tous les planteurs s'accordent sur un point : sans précipitations importantes dans les prochaines semaines, la sécheresse pourrait avoir de lourdes conséquences sur les récoltes et l'approvisionnement du marché local.