La situation hydrologique à Maurice atteint un niveau jugé préoccupant par les spécialistes. Février 2026 entre officiellement dans l’histoire climatique comme le mois de février le plus sec observé depuis 1904. Alors que la moyenne habituelle s’établit à 323 mm de pluie, seuls 87 mm ont été enregistrés, soit environ 27 % des apports attendus.
Ce manque de précipitations s’inscrit dans une tendance prolongée de déficit. Entre novembre 2025 et janvier 2026, les cumuls n’ont atteint que 447 mm, soit près d’un tiers des normales. La baisse s’est poursuivie avec des niveaux inférieurs aux standards saisonniers : 34 % en février, 60 % en mars et 70 % en avril, confirmant une dégradation progressive du régime pluviométrique.
Les experts évoquent désormais une période anormalement sèche. Les réservoirs restent sous étroite surveillance, tandis que les autorités suivent la situation de près, sans exclure des mesures de gestion plus strictes si la sécheresse persiste.
Le directeur de la Water Resources Unit, Lormus Jhugroo, confirme une situation hydrique exceptionnelle : février n’a reçu que 27 % des pluies habituelles, avec un impact préoccupant sur le réservoir de Mare-aux-Vacoas.
Selon lui, le déficit observé à Mare-aux-Vacoas atteint près de 400 mm, un manque équivalent à environ deux mois d’approvisionnement en eau pour la région des Plaines Wilhems.
L’océanographe Vassen Kauppaymuthoo alerte sur un déficit de pluie, un « stress hydrique », rappelant qu’une telle baisse des précipitations remonte aux années 1960.