Alors que Maurice dispose d’une vaste zone économique exclusive et d’un fort potentiel en ressources marines, le pays continue pourtant de dépendre largement des importations pour répondre à sa consommation en poisson.
Selon les données disponibles, environ 129 000 tonnes de poisson sont importées chaque année, soulevant des questions sur la capacité du pays à atteindre l’autosuffisance alimentaire dans ce secteur.
Pour Patrick Fortuno, pêcheur de longue date et secrétaire de l’Apostolat de la mer, la situation est paradoxale. Il plaide pour un développement accru de la pêche artisanale, mais aussi de la pêche semi-industrielle.
De son côté, le ministre de l’Agro-industrie, de la Sécurité alimentaire, de l’Économie bleue et de la Pêche, Arvin Boolell, reconnaît que des efforts sont en cours, tout en soulignant que l’autosuffisance reste un objectif à long terme.
Toutefois, le ministre déplore un manque d’intérêt des Mauriciens pour le secteur de la pêche et appelle à davantage d’investissements, tant locaux qu’étrangers.
Un constat qui met en lumière les défis structurels du secteur, entre potentiel encore sous-exploité, manque de main-d’œuvre et forte dépendance aux importations.