Les questions de compétitivité, de fiscalité et de mise en œuvre des réformes ont dominé les échanges lors du traditionnel ‘Budget Breakfast’ organisé par Mauritius Finance, ce mardi 23 juin. La rencontre a réuni les principaux acteurs du secteur des services financiers ainsi que la ministre des Services financiers et de la Planification économique, Jyoti Jeetun, afin d’analyser les implications du Budget 2026-2027 pour l’industrie.
Le secteur des services financiers a été au centre des échanges lors d’une rencontre réunissant opérateurs et autorités, où la ministre Jyoti Jeetun a rappelé son rôle clé dans la croissance économique et les recettes publiques. Elle a présenté plusieurs initiatives visant à renforcer la compétitivité du centre financier mauricien, notamment une stratégie nationale FinTech, le développement de l’intelligence artificielle et des réformes en préparation de l’évaluation de l’ESAAMLG prévue en 2027.
Les participants ont salué les efforts engagés pour améliorer le climat des affaires et accélérer la digitalisation du secteur, tout en exprimant des inquiétudes face à l’accumulation des contraintes réglementaires et fiscales, susceptibles de réduire l’attractivité de Maurice par rapport à des places financières concurrentes comme Dubaï ou Singapour.
À l’approche de l’évaluation de l’ESAAMLG, les opérateurs ont plaidé pour une réglementation davantage basée sur les risques et un dialogue renforcé avec les autorités, estimant que la conformité doit rester compatible avec la compétitivité.
Sur le plan fiscal, ils ont critiqué l’élargissement de l’assiette fiscale et son impact sur le coût des affaires, tout en saluant la révision du système fiscal soutenue par le FMI et la coopération renforcée avec la MRA.
Les discussions ont aussi porté sur l’attractivité pour les investisseurs étrangers, notamment via le Golden Visa, en soulignant l’importance des infrastructures, de la connectivité, de la santé et de l’environnement des affaires.
En conclusion, les participants ont appelé à un dialogue continu pour préserver la compétitivité du centre financier mauricien face à une concurrence internationale accrue.