au Moyen-Orient, avec des répercussions sur le fret, les chaînes d’approvisionnement et les coûts du transport, la question de la sécurité alimentaire à Maurice refait surface.
Alors que des produits de base tels que les pommes de terre, les oignons ou encore l’ail restent largement importés, la dépendance du pays vis-à-vis de l’extérieur suscite des interrogations. Pourquoi l’île Maurice peine-t-elle encore à atteindre une certaine autosuffisance alimentaire, malgré son potentiel agricole ?
Pour certains observateurs, la solution passe par une mobilisation à tous les niveaux, allant des politiques publiques aux initiatives individuelles. Pour le journaliste économique Thierry Tsang, il est essentiel de revoir les priorités en matière de production locale. Il évoque notamment la nécessité d’encourager les cultures domestiques, comme les potagers (backyard gardening) ou l’élevage à petite échelle, afin de réduire la facture d’importation et renforcer la résilience alimentaire.
De son côté, Kreepaloo Sunghoon de la Small Planters Association estime que Maurice dispose d’un potentiel de production de pommes de terre pouvant atteindre jusqu’à 80 à 85 % ; il insiste sur l’importance d’encourager la production locale.
Il souligne également que pour atteindre une autosuffisance durable, il est essentiel de renforcer les capacités de stockage et de transformation des produits agricoles. Selon lui, une meilleure gestion des surplus à travers la transformation permettrait de conserver les produits plus longtemps et d’assurer un approvisionnement stable, même en période difficile.
Dans ce contexte, la sécurité alimentaire apparaît plus que jamais comme un enjeu stratégique pour Maurice, nécessitant une approche globale combinant production locale, innovation, sensibilisation et politiques publiques adaptées.