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Thomas Jadoobur: Le 20/06/2026 à 13:51 | MAJ à 20/06/2026 à 13:54
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Publié : Le 20/06/2026 à 13:51 | MAJ à 20/06/2026 à 13:54
Par : Dorothy Bonnefemme

Le mouvement politique LALIT estime que le Budget 2026-2027 comporte de nombreuses lacunes et traduit un désengagement de l’État au profit du secteur privé.

LALIT souligne d’abord l’absence d’un plan clair en matière de sécurité alimentaire. Selon le mouvement, le gouvernement continue de privilégier la culture de la canne à sucre et du thé, sans mettre en place de mesures visant à encourager la production alimentaire locale. LALIT regrette également qu’aucun lien ne soit établi entre la production alimentaire, la création d’emplois pour les Mauriciens et la réduction de la dépendance aux importations.

Dans son analyse du Budget 2026-2027, LALIT formule plusieurs critiques majeures. Le mouvement déplore d’abord la politique de l’emploi du gouvernement, qu’il accuse de privilégier le recours à la main-d’œuvre étrangère plutôt que de mettre en place une stratégie visant à réintégrer les Mauriciens dans les secteurs agricoles.

Concernant la pêche, LALIT estime que les mesures annoncées demeurent insuffisantes et regrette l’absence d’une vision ambitieuse pour développer une véritable industrie halieutique. Sur le plan énergétique, le parti considère que le budget ne répond pas aux défis posés par la crise énergétique mondiale. Il reproche notamment au gouvernement de ne pas renforcer le rôle du Central Electricity Board (CEB) dans la production d’énergie renouvelable et de continuer à favoriser la participation du secteur privé. Le mouvement estime également que le manque de souveraineté alimentaire et énergétique fragilise l’indépendance du pays sur le plan géopolitique. Dans ce contexte, il réitère son opposition aux compensations financières liées à l’accord sur les Chagos.

Sur le plan économique, LALIT dénonce la poursuite d’un modèle reposant principalement sur la finance, l’assurance, l’immobilier, les jeux d’argent et la spéculation, au détriment des secteurs productifs. La réforme de la pension de vieillesse est aussi vivement critiquée. Selon le mouvement, l’introduction d’un système de ciblage remet en question le caractère universel de la pension et pourrait conduire à un durcissement progressif des critères d’éligibilité.

En matière de logement, LALIT regrette l’absence de nouveaux projets de logements sociaux, le budget reposant essentiellement sur les 8 000 logements déjà annoncés précédemment.

Enfin, si le mouvement prend note de l’augmentation du taux d’imposition des plus hauts revenus de 20 % à 35 %, il estime qu’une analyse plus approfondie est nécessaire. En conclusion, LALIT qualifie ce budget de « non-budget » et y voit une abdication du gouvernement face au secteur privé.