Sept mois après l'entrée en vigueur du permis à points, le constat demeure préoccupant. Selon les derniers chiffres de la Traffic Branch, 79 personnes ont perdu la vie sur les routes mauriciennes entre le 1er janvier et le 20 juillet. Les personnes âgées de 60 ans et plus sont les plus touchées avec 27 décès, suivies des 26 à 50 ans (26 victimes). Les motocyclistes restent les usagers les plus vulnérables avec 37 morts, devant les piétons (21 décès).
Ce bilan soulève des interrogations sur l'efficacité du nouveau système. Pour le ministre des Transports terrestres, Osman Mahomed, le permis à points est un outil important, mais son succès dépend avant tout d'une application rigoureuse de la loi et d'un renforcement des contrôles.
Le ministre annonce déjà de nouvelles mesures pour renforcer le dispositif, notamment en matière de conduite sous l'emprise de l'alcool et de la drogue.
Face à l'augmentation constante du nombre de véhicules, Osman Mahomed estime que la technologie devra compléter les moyens humains pour améliorer les contrôles.
Pour Alain Jeannot, président de Prévention Routière Avant Tout (PRAT), la hausse des accidents s'explique par plusieurs facteurs liés aux comportements des usagers.
Selon lui, le permis à points ne peut produire tous ses effets sans une meilleure sensibilisation, des infrastructures adaptées et une collaboration de tous les acteurs concernés.