La diaspora sénégalaise, estimée à environ 700 000 personnes, joue un rôle central dans l’économie du pays, représentant près de 10 % du PIB grâce aux transferts de fonds. En vingt-cinq ans, ces envois d’argent ont explosé, passant de 218 millions de dollars en 2000 à 3,6 milliards de dollars en 2025.
Si la majorité de ces fonds est encore utilisée pour le soutien familial et la consommation, les autorités souhaitent désormais canaliser une partie de ces ressources vers des investissements productifs, notamment à travers la création d’un fonds immobilier dédié à la diaspora. L’objectif est de transformer ces transferts en un véritable moteur de croissance économique.
Cette stratégie s’inscrit dans une dynamique plus large en Afrique, où d’autres pays explorent de nouvelles opportunités. La Côte d’Ivoire attire massivement les investisseurs étrangers avec des projets dans l’agro-industrie et une croissance soutenue, tandis que le Zimbabwe ouvre de nouveaux marchés pour le cuir d’éléphant transformé, conciliant valeur ajoutée et conservation.
Pour le Sénégal, la diaspora n’est plus seulement un soutien social : elle devient un levier stratégique pour le développement national.