Au Sénégal, la scène politique connaît un nouveau rebondissement avec l’élection de l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko à la présidence de l’Assemblée nationale, quelques jours seulement après son éviction par le président Bassirou Diomaye Faye. Selon plusieurs médias internationaux, cette nomination pourrait accentuer les tensions au sommet de l’État dans ce pays ouest-africain déjà confronté à des défis économiques importants.
Figure populaire auprès de la jeunesse sénégalaise et leader du parti Pastef, majoritaire au Parlement, Ousmane Sonko occupe désormais le deuxième poste le plus important du pays. Cette position stratégique pourrait compliquer la marge de manœuvre du président Faye, notamment pour faire adopter certaines réformes politiques ou économiques.
Les relations entre les deux anciens alliés se sont fortement dégradées ces derniers mois. Sonko avait publiquement critiqué la gestion de la dette nationale par le chef de l’État, alimentant les spéculations autour d’une fracture politique durable au sein du pouvoir.
En parallèle, le président sénégalais a nommé lundi l’économiste Ahmadou Al Aminou Lo au poste de Premier ministre afin de remplacer Sonko.
Cette crise politique ravive les inquiétudes concernant la stabilité institutionnelle du Sénégal. Plusieurs analystes estiment que l’affrontement entre les deux hommes pourrait fragiliser davantage un pays déjà sous pression économique. Malgré son