La capitale kényane devient, le temps d’un sommet, le centre des discussions entre l’Afrique et la France autour des grands enjeux économiques du continent. Plusieurs chefs d’État africains ont fait le déplacement, aux côtés de représentants politiques et de dirigeants de grandes entreprises internationales.
Si certains pays ont répondu présents, l’absence remarquée des dirigeants du Mali, du Burkina Faso et du Niger illustre toutefois les tensions persistantes entre Paris et plusieurs capitales sahéliennes. Malgré ce contexte, des leaders ouest-africains comme ceux du Sénégal, du Togo ou encore de la Côte d’Ivoire doivent participer aux échanges.
Cette rencontre accorde une place importante au monde des affaires. De grands groupes actifs en Afrique doivent échanger avec les responsables politiques sur les défis liés à l’investissement, à l’énergie et au développement industriel.
Le président kényan William Ruto a clairement affiché ses priorités : attirer davantage de capitaux privés plutôt que dépendre des mécanismes d’aide traditionnels. Une vision partagée par plusieurs dirigeants africains qui souhaitent accélérer le financement de projets structurants sur le continent.
Les chefs d’entreprise présents veulent, de leur côté, des conditions économiques plus rassurantes. Ils plaident notamment pour une meilleure visibilité fiscale, des procédures simplifiées et des garanties capables de limiter les risques financiers.
Autre dossier majeur au menu des discussions : la réforme du système financier international. Nairobi et Paris défendent l’idée d’un modèle plus équilibré afin de permettre aux pays africains d’accéder plus facilement aux financements nécessaires à leur développement.
Les questions sécuritaires et la stabilité régionale doivent également occuper une partie des débats durant ce rendez-vous diplomatique et économique organisé au Kenya.