L’Organisation de coopération de Shanghai affiche un front commun face aux tensions géopolitiques qui secouent le Moyen-Orient. Réunis pendant deux jours à Bichkek, au Kirghizistan, les dirigeants des États membres ont adopté une déclaration condamnant les frappes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran.
L’OCS estime que ces opérations ont fait de nombreuses victimes civiles, porté atteinte à l’économie iranienne et constituent une violation du droit international et de la Charte des Nations unies. Les pays membres ont également réaffirmé leur soutien à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de Téhéran, tout en appelant à privilégier une solution politique et diplomatique au conflit.
La déclaration, soutenue notamment par Xi Jinping, Vladimir Poutine, Narendra Modi et Shehbaz Sharif, s’attaque également aux mesures économiques prises unilatéralement contre certains États. Sans viser directement Washington ou les sanctions occidentales contre la Russie et l’Iran, l’organisation dénonce les mesures coercitives qui ne respecteraient pas les règles internationales et qui pourraient, selon elle, fragiliser davantage l’économie mondiale.
Le dossier nucléaire iranien a également occupé une place importante. Les membres de l’OCS ont défendu le droit des États signataires du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires à développer et utiliser l’énergie atomique à des fins pacifiques. Cette position intervient alors que les tensions restent fortes autour du programme nucléaire de Téhéran.
Sur le plan économique, les dirigeants veulent renforcer leurs échanges et leur coopération énergétique à l’horizon 2030, dans un contexte marqué par les perturbations des routes commerciales et des marchés de l’énergie.
La lutte contre le terrorisme a également été abordée, avec un engagement commun contre le terrorisme, le séparatisme et l’extrémisme, malgré les divergences persistantes entre l’Inde et le Pakistan sur cette question.