La situation au Moyen-Orient s’est imposée au sommet des BRICS à New Delhi. Plusieurs membres du groupe sont directement concernés par le conflit, notamment l’Iran et les Émirats arabes unis.
Le sujet figure dans la déclaration commune adoptée par les dirigeants, mais dans des termes qui restent volontairement prudents. Les BRICS appellent à une « retenue maximale » et expriment leur « inquiétude » face à l’escalade, sans toutefois désigner directement de pays ni condamner les attaques comme cela avait été envisagé.
L’Inde a ainsi multiplié les efforts diplomatiques pour préserver une position commune, malgré les divergences entre les membres.
En 2025, les BRICS avaient explicitement condamné les frappes militaires américano-israéliennes contre l’Iran. Cette année, le groupe a dû trouver une formulation acceptable pour les Émirats arabes unis, qui ont suspendu leurs échanges avec Téhéran en août, après avoir été visés pendant plusieurs mois par des missiles et des drones iraniens.
Une rencontre a également eu lieu entre le prince héritier d’Abou Dhabi et le président iranien Massoud Pezeshkian.
La déclaration évoque par ailleurs la situation à Gaza, la poursuite des bombardements israéliens, la colonisation de la Cisjordanie occupée et l’occupation de Jérusalem-Est, en réaffirmant les principes du droit international.
En revanche, le conflit en Ukraine n’est pas mentionné dans la déclaration.
Le sommet illustre ainsi la difficulté pour les BRICS d’afficher une position commune sur les grands conflits internationaux, alors que leurs intérêts et leurs positions divergent de plus en plus.