Une enquête judiciaire visant un prêtre de la congrégation du Sacré-Cœur de Jésus suscite de vives réactions au sein de la communauté religieuse en France.
L’affaire a débuté à la suite d’un signalement transmis au procureur de Béziers en juin 2024. Le magistrat a confirmé l’ouverture d’investigations concernant un religieux âgé d’une soixantaine d’années. Les faits signalés auraient été commis dans l’Hérault alors que l’homme exerçait ses fonctions dans une autre région. Depuis septembre 2022, il était en poste à Urrugne, dans les Pyrénées-Atlantiques.
Selon le diocèse, les responsables ecclésiastiques ont été informés de la situation en mars dernier. Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, a indiqué que, conformément aux consignes du parquet, aucune mesure n’avait été prise avant l’audition du prêtre par les forces de l’ordre le 3 juin.
À la suite de cette audition, des mesures conservatoires ont été mises en place. Le religieux n’est plus autorisé à célébrer des messes publiques ni à recevoir des fidèles en confession durant la procédure.
Le prêtre conteste les accusations portées contre lui et affirme son innocence. Sa mission au sein du diocèse de Bayonne a pris fin et il a rejoint sa communauté à Béziers, où il demeure sous la supervision de sa congrégation dans l’attente des conclusions de l’enquête judiciaire.