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Shane: Le 21/05/2026 à 07:25 | MAJ à 21/05/2026 à 07:27
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Publié : Le 21/05/2026 à 07:25 | MAJ à 21/05/2026 à 07:27
Par : Dooshina Appigadu

Rs 25 milliards partis en fumée, banques fragilisées, supervision pointée du doigt : le gouvernement dénonce l’un des plus graves scandales financiers de ces dix dernières années à Maurice.

Face à la polémique, la gouverneure de la Banque de Maurice, Dr Priscilla Muthoora Taukoor, a tenu à nuancer les critiques visant la Banque centrale. Elle a rappelé que les banques disposent elles-mêmes de plusieurs mécanismes de contrôle internes.

« Les banques ont des conseils d’administration, des comités de crédit, des comités d’audit et de gestion des risques. Ce sont les premières lignes de défense », a-t-elle expliqué.

La gouverneure a souligné que la Banque de Maurice émet des règlements, des directives et des mesures macroprudentielles pour encadrer les institutions financières, mais qu’elle ne peut pas faire du « micromanagement » sur chaque dossier de prêt.

La Dr Muthoora Taukoor insiste également sur le fait qu’aucun régulateur dans le monde ne peut détecter toutes les irrégularités en temps réel.

La gouverneure de la Banque de Maurice reconnaît néanmoins que le système de supervision doit évoluer. Selon elle, la Banque de Maurice entend renforcer ses capacités grâce aux nouvelles technologies, aux nouveaux standards internationaux et à des outils permettant une surveillance plus proactive plutôt que réactive.

La Dr Priscilla Muthoora Taukoor insiste toutefois sur un point : même une supervision renforcée ne remplacera jamais la responsabilité des conseils d’administration et des systèmes de contrôle internes des banques.