La décision de la FIFA d'annuler la suspension de Folarin Balogun continue d'alimenter la polémique. Expulsé contre la Bosnie-Herzégovine après avoir marché sur la jambe de Tarik Muharemovic, l'attaquant américain devait automatiquement manquer le huitième de finale face à la Belgique, conformément à l'article 66.4 du Code disciplinaire.
Pourtant, après une intervention de la commission de discipline – et selon plusieurs médias, un appel direct de Donald Trump auprès de Gianni Infantino – cette suspension a été transformée en une sanction avec sursis, lui permettant finalement de jouer.
Cette décision est vivement contestée par la Fédération belge et l'UEFA, qui estiment que la FIFA a enfreint son propre règlement. Les deux instances rappellent qu'un carton rouge entraîne obligatoirement une suspension pour le match suivant et qu'aucun autre joueur expulsé depuis le début du tournoi n'a bénéficié d'un tel traitement.
L'affaire relance également le débat sur la cohérence des décisions disciplinaires de la FIFA. En novembre 2025, Cristiano Ronaldo avait été expulsé lors d'un match des éliminatoires de la Coupe du monde contre l'Irlande pour un coup de coude sur John O'Shea. Initialement passible de trois matches de suspension, il avait finalement écopé d'une sanction réduite à un seul match ferme, les deux autres étant assortis d'un sursis. Cette décision lui avait permis d'être disponible pour le premier match du Portugal lors de la Coupe du monde 2026.
Autre comparaison qui revient avec insistance : lors du premier match du Mondial 2026 contre l'Algérie, Lionel Messi avait également marché sur la jambe d'un adversaire. L'action, jugée involontaire et très similaire par certains observateurs à celle de Balogun, n'avait toutefois entraîné ni carton rouge ni exclusion, illustrant une nouvelle fois les différences d'interprétation de l'arbitrage selon les situations.
Ces précédents alimentent aujourd'hui les interrogations. La FIFA a-t-elle voulu rester cohérente avec la clémence accordée à Cristiano Ronaldo quelques mois plus tôt ? Ou a-t-elle estimé que le geste de Balogun relevait davantage d'une faute involontaire, à l'image de l'action impliquant Lionel Messi en 2022 ? Pour ses détracteurs, la question dépasse désormais le simple cas Balogun : c'est la crédibilité et l'application uniforme des règlements disciplinaires qui sont désormais au cœur du débat.