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Shane: Le 31/01/2026 à 13:45 | MAJ à 31/01/2026 à 15:01
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REFORME ELECTORAL
Publié : Le 31/01/2026 à 13:45 | MAJ à 31/01/2026 à 15:01
Par : Dorothy Bonnefemme

Le Mouvement Méritocrate a soumis une série de propositions concernant la réforme électorale. Dans ce document signé par son président, Shafeek Jhummun, le mouvement plaide pour un système électoral plus équilibré, plus représentatif et davantage ancré dans les principes démocratiques.

Parmi les principales propositions figure une refonte du mode de scrutin afin d’éviter des résultats déséquilibrés, où un parti ou une alliance pourrait rafler l’ensemble des sièges malgré une opposition ayant recueilli un pourcentage significatif des voix. Le Mouvement Méritocrate suggère ainsi l’élection de deux candidats et d’un best loser par circonscription.

Le nombre total de députés élus et de best losers serait alors porté à 63, auxquels s’ajouteraient six best losers nationaux, désignés par la Commission électorale de surveillance parmi les partis ayant obtenu au moins 5 % des voix au niveau national.

Le document insiste également sur le principe selon lequel tout accès au Parlement devrait se faire par voie élective, y compris pour le poste d’Attorney General. Le mouvement propose par ailleurs que le Président de la République soit élu au suffrage populaire et doté de pouvoirs renforcés, notamment celui de dissoudre l’Assemblée législative, afin de rassurer les minorités dans un contexte de suppression éventuelle du système des Best Losers.

S’agissant de l’organisation des élections, le Mouvement Méritocrate recommande que la date du scrutin soit fixée par le Commissaire électoral, après consultation des principales autorités de l’État, et non laissée à la seule discrétion du Premier ministre. Il préconise également un mandat électoral réduit à quatre, voire trois ans, afin de permettre aux citoyens de se prononcer plus fréquemment sur l’action gouvernementale.

Parmi les autres propositions figurent l’abaissement de l’âge du droit de vote à 16 ans, l’instauration d’un consensus institutionnel pour certaines nominations clés, ainsi qu’une réforme en profondeur du financement politique.