Une avancée jugée encourageante dans la lutte contre l’érosion côtière à Tamarin. Réuni hier, lundi 4 mai, au siège du ministère de l’Environnement, de la Gestion des déchets solides et du Changement climatique, un comité technique élargi a fait le point sur les travaux d’urgence entrepris depuis jeudi dernier sur cette portion du littoral fragilisée.
Autour de la table, plusieurs institutions clés étaient représentées, notamment le ministère de tutelle, la Beach Authority, le département Continental Shelf, le conseil de district de Rivière-Noire, le ministère de l’Économie bleue, le Mauritius Oceanography Institute, la Water Resources Commission, le Forestry Service, la Land Drainage Authority ainsi que les ministères des Finances et du Logement et des Terres, afin d’examiner les premiers résultats des interventions.
Selon les constats effectués le dimanche 3 mai, un dépôt de sable atteignant 30 centimètres d’épaisseur sur une distance de 10 mètres a été enregistré. Une accumulation qui a permis de repousser le cours de la rivière, limitant ainsi son impact direct sur le trait de côte. Les membres du comité s’accordent à dire que ces travaux ont contribué à stabiliser temporairement la zone.
Sur le terrain, une surveillance quotidienne est désormais assurée par la Beach Authority afin de suivre de près l’évolution de cette zone sensible, notamment le comportement de la rivière après les aménagements réalisés.
Dans une optique de durabilité, des experts en érosion côtière seront prochainement sollicités pour proposer des solutions respectueuses de l’environnement, capables de maintenir sur le long terme l’éloignement du cours d’eau de la plage.
Parallèlement, des opérations de réhabilitation ont été menées hier, lundi 4 mai, par la Beach Authority et MauriFacilities. Des panneaux de signalisation ont également été installés afin de sécuriser l’accès et les activités des usagers sur ce site toujours considéré comme fragile.