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Shane: Le 12/02/2026 à 08:52 | MAJ à 12/02/2026 à 08:53
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Publié : Le 12/02/2026 à 08:52 | MAJ à 12/02/2026 à 08:53
Par : Dooshina Appigadu

Lors de sa réunion le mercredi 11 février 2026, le Monetary Policy Committee (MPC) de la Banque de Maurice a décidé à l’unanimité de maintenir le taux directeur à 4,50 % par an.

Au niveau international, l’activité économique a montré une résilience notable en 2025, avec des performances supérieures aux attentes dans les pays avancés comme émergents. Plusieurs institutions internationales ont relevé leurs projections de croissance mondiale pour 2026, soutenues par l’investissement croissant dans la technologie et un appui politique soutenu.

Dans sa dernière mise à jour de janvier 2026 du World Economic Outlook, le Fonds Monétaire International (FMI) table sur une croissance mondiale de 3,3 % en 2026, soit une révision à la hausse de 0,2 point par rapport à la précédente prévision. Toutefois, des risques subsistent.

Les analystes pointent notamment la volatilité potentielle des flux de capitaux liés à l’IA, les tensions géopolitiques croissantes, la fragmentation commerciale et l’incertitude politique. Sur le front de l’inflation, la pression s’atténue dans la plupart des régions, grâce à la baisse des coûts liés aux tarifs et au transport, ainsi qu’à la modération des prix de l’énergie. Néanmoins, certains pays continuent de faire face à une inflation persistante, alimentée par une forte demande et la croissance salariale. Le FMI prévoit une baisse de l’inflation mondiale, de 4,1 % en 2025 à 3,8 % en 2026, puis à 3,4 % en 2027, tout en soulignant que les tensions géopolitiques et les chocs climatiques pourraient inverser cette tendance.

Sur le plan national, la croissance en 2025 a été portée principalement par les services, notamment les secteurs financier et assurantiel, l’hébergement et la restauration, ainsi que le transport et le stockage. Le tourisme a continué de se développer, soutenu par la diversification des marchés et la réduction de la dépendance aux sources traditionnelles européennes. Le secteur de la construction, lui, a poursuivi sa contraction, mais à un rythme plus modéré. La consommation des ménages reste le principal moteur de la demande intérieure.

Pour 2026, la Banque de Maurice anticipe une croissance du PIB réel de 3,3 %, soutenue par le dynamisme du tourisme et des services financiers. Le déploiement de grands projets d’infrastructure devrait également stimuler la construction et l’investissement global.

Dans un scénario favorable, combinant une exécution accélérée des projets d’investissement et le renouvellement de l’African Growth and Opportunity Act, la croissance pourrait atteindre 3,5 %.