Les achats en ligne coûtent désormais un peu plus cher aux Mauriciens… Depuis le 1er septembre, la Mauritius Revenue Authority (MRA) applique des frais de traitement non remboursables de Rs 150 par envoi sur certains colis, paquets et échantillons commerciaux importés par poste ou courrier et non destinés à la revente.
Pour les marchandises de catégorie II, d’une valeur ne dépassant pas Rs 1 000, ces frais sont collectés par l’opérateur, qui doit les reverser à la MRA dans les 30 jours ouvrables suivant la fin de chaque mois. Les opérateurs ont également jusqu’au 15 septembre pour communiquer leur adresse e-mail à la MRA. Dès octobre, ils recevront une facture mensuelle indiquant les frais accumulés.
Pour la catégorie III, au-delà de Rs 1 000, les Rs 150 sont directement intégrées à la déclaration simplifiée de dédouanement.
Du côté de Mauritius Post, la mesure est déjà opérationnelle, souligne Dr Jayraj Ittoo, Sales, Marketing & Communication Manager.
Entre pouvoir d’achat, habitudes de consommation et concurrence avec le commerce local, la mesure fait débat.
Pour Jayen Chellum, secrétaire général de l’Association des consommateurs de l’île Maurice (ACIM), « les grands perdants seront les consommateurs ».
Il estime toutefois qu’il aurait été plus équitable d’instaurer plusieurs paliers tarifaires, en fonction notamment de la valeur des marchandises, plutôt que d’appliquer un « flat rate » de Rs 150.
Un avis également critique du côté de Deepak Benydin, de la Consumers’ Union, qui qualifie ces frais de « découragement » pour les achats en ligne et juge la mesure « extrêmement exagérée ».
Pour Jeesna, qui effectue régulièrement des achats en ligne, le coût réel ne se limite toutefois pas aux Rs 150 annoncées. D’autres frais peuvent s’ajouter et alourdir davantage la facture.