Pas moins de 579 téléphones portables ont été saisis dans les établissements pénitentiaires entre novembre 2024 et le 29 juillet 2026. Ces chiffres ont été communiqués à l’Assemblée nationale en réponse à une question du député Adrien Duval adressée au Premier ministre, le Dr Navin Ramgoolam.
Selon les informations fournies par le commissaire des prisons, 41 appareils ont été retrouvés directement sur des détenus. Les 538 autres ont été découverts dans l’enceinte des prisons, sans être en possession directe de prisonniers.
Dans 41 cas, les autorités soupçonnent que ces téléphones ont été utilisés pour commettre des infractions criminelles. Tous les dossiers concernés ont été transmis à la police. À ce jour, une personne a été inculpée et l’affaire se trouve devant la justice. Cinq dossiers ont été classés, tandis que 35 enquêtes sont toujours en cours.
Pour empêcher l’introduction et l’utilisation illégales de téléphones en prison, l’administration pénitentiaire affirme avoir renforcé les fouilles des détenus, des officiers, des visiteurs et des véhicules. Des opérations ciblées sont également menées par la Prison Intelligence Unit et la brigade canine.
Les établissements utilisent notamment des scanners corporels et à bagages, des détecteurs de métaux et de téléphones, des brouilleurs de réseau, des caméras de surveillance ainsi que des systèmes antidrones. Ces mesures sont complétées par des patrouilles régulières et une formation continue du personnel pénitentiaire.
Le système de brouillage installé à la prison de Melrose sera prochainement modernisé. Des filets de protection sont aussi déployés afin d’empêcher la projection d’objets interdits depuis l’extérieur.
Par ailleurs, un nouveau système antidrones devrait être acquis d’ici mars 2027 pour détecter et contrer les appareils non autorisés survolant les prisons.
Enfin, 1 362 téléphones portables saisis par le Mauritius Prison Service entre 2019 et le 30 juin 2026 ont déjà été détruits.