Dans un contexte marqué par la crise énergétique et les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, plusieurs entreprises à Maurice réajustent progressivement leur organisation du travail. Après Mauritius Telecom, qui a opté pour un modèle hybride depuis le 6 avril afin d’assurer la continuité de ses opérations, le groupe IBL Ltd a également annoncé une réorganisation temporaire, incluant le recours au télétravail pour trois jours de la semaine à partir de ce lundi 13 avril.
Dans le même temps, le gouvernement a entériné en Conseil des ministres une série de mesures visant à réduire la consommation d’énergie, incluant l’encouragement du télétravail, l’introduction du Flexi time ainsi que la promotion du covoiturage.
Mais ces mesures suscitent des réactions du côté syndical.
Pour le négociateur de la State and Other Employees Federation, Radhakrishna Sadien, la crise actuelle ne doit pas servir de prétexte pour imposer des décisions sans accompagnement adéquat.
De son côté, Ashwin Gudday, de la General Workers Federation, met en avant les défis liés au télétravail, notamment en matière de soutien logistique, de coûts et d’équilibre entre vie professionnelle et personnelle.
Ashwin Gudday ajoute qu’une amélioration du transport public et l’encouragement du covoiturage pourraient également contribuer à réduire la consommation de carburant, les embouteillages et la pollution.
Ainsi, si le télétravail et le flexitime apparaissent comme des solutions envisagées pour faire face à la crise énergétique, leur mise en œuvre soulève encore des enjeux importants en matière d’encadrement, d’équité et de conditions de travail.