Au cœur des tensions internes au Mouvement Militant Mauricien (MMM), la question de la liste des délégués continue de susciter la polémique à l’approche de l’assemblée prévue le 11 avril.
Le leader des Mauves, Paul Bérenger, remet en cause la crédibilité même de la liste reçue. Il insiste sur le fait que la liste qu’il a reçue le 30 mars serait erronée, évoquant de nombreuses irrégularités, avec des noms de personnes décédées ou inexistantes. D’ailleurs, ce samedi, il sera face à la presse.
Ces accusations soulèvent une question majeure à quelques jours de l’échéance : comment organiser un vote crédible si la liste des délégués est contestée ?
Une base électorale jugée peu fiable pourrait fragiliser la légitimité des décisions prises lors de l’assemblée du 11 avril, voire provoquer de nouvelles contestations internes.
Samedi dernier, le leader des Mauves avait précisé qu’il existerait quatre options : rester au gouvernement comme tendance minoritaire, en tant que backbenchers ; se tourner vers l’assemblée des délégués du MMM, malgré une liste jugée non actualisée ; envisager un recours devant la Cour suprême, une voie toutefois perçue comme difficile ; ou encore créer un nouveau MMM en vue des prochaines élections générales.
Paul Bérenger n’esquive pas la question d’une éventuelle élection partielle dans la circonscription n°19 (Stanley/Rose-Hill).
La liste des délégués reste sujette à la discorde. Il insiste sur le fait que c’est la première fois qu’il a reçu la liste, le lundi 30 mars.
L’ancien vice-Premier ministre rejette également les comparaisons avec les précédentes élections internes. Selon lui, il est faux de dire qu’il existait une liste lors des élections de 2024. Il n’y a pas eu de vote secret ni de liste de délégués. Il s’agissait d’une assemblée ouverte destinée à ratifier les candidats.
Dans ce climat tendu, Paul Bérenger entretient le doute quant à sa participation, indiquant qu’il se prononcera prochainement, laissant planer l’incertitude sur la suite des événements.