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Yudhisen Mardaymootoo: Le 03/04/2026 à 16:20 | MAJ à 03/04/2026 à 16:30
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Publié : Le 03/04/2026 à 16:20 | MAJ à 03/04/2026 à 16:30
Par : Dooshina Appigadu

Les marchés pétroliers ont connu une forte hausse, dans un contexte de tensions accrues au Moyen-Orient, alimentées par les déclarations de Donald Trump sur le conflit avec l’Iran.

Le baril de Brent, référence internationale, a brièvement franchi le seuil des 111 dollars, après avoir bondi d’environ 7,8 % pour atteindre 109,03 dollars. De son côté, le brut américain West Texas Intermediate (WTI) a enregistré une hausse encore plus marquée de 11,4 %, s’établissant à 111,54 dollars, un niveau inédit ces derniers mois.

Cette envolée s’explique en grande partie par l’intensification des frappes américaines contre l’Iran, ravivant les inquiétudes quant à une perturbation de l’approvisionnement mondial en pétrole, notamment via le détroit stratégique d’Ormuz, par lequel transite une part essentielle des exportations énergétiques mondiales.

Les marchés ont également été ébranlés par les propos de Donald Trump, qui ont douché les espoirs d’une résolution rapide du conflit. En évoquant une possible escalade militaire et en l’absence de plan clair pour sécuriser les routes d’approvisionnement, le président américain a renforcé l’incertitude sur les marchés énergétiques.

Dans ce climat de tension, les analystes évoquent l’apparition d’une « prime de risque de guerre », qui contribue à tirer les prix vers le haut. Certains estiment que même en cas d’accalmie, les dégâts potentiels sur les infrastructures et les incertitudes géopolitiques pourraient maintenir les prix à des niveaux élevés dans les mois à venir.